PREMIER AGE D'OR ET DECLIN
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Le premier âge d'or des guinguettes

Les bords de la Marne et de la Seine attirent, dans la première moitié du XIXè siècle, les canotiers. La mode du rowing est venue de Grande Bretagne et se répand dans les alentours de la capitale. En 1846 paraît un Manuel universel et raisonné du canotier, où l'on cite les régates de Bercy et d'Asnières. L'industrialisation suscite un nouveau développement urbain et démographique de Paris. L'essor des moyens de transports, et notamment l'ouverture du chemin de fer de la Bastille, permet aux Parisiens de gagner les lieux de promenade : Bois de Boulogne et de Vincennes, les bords de Marne et de Seine, où l'on retrouve les guinguettes. Il semble que le restaurateur Jullien ait été un des premiers à comprendre l'intérêt croissant dont les Bords de Marne feraient l'objet.
Le premier déclin des guinguettes

Une première période de déclin se fit ressentir à la veille de la guerre de 1870. Un auteur, Gasnault, vit une sorte de réaction morale de la société face à la licence qui s'étalait dans ces établissements. On pourra aussi méditer l'idée que l'urbanisation des villages annexés par Paris en 1859 a renvoyé les guinguettes plus loin
Suite: Deuxième âge d'or, le deuxième déclin

François GASNAULT 
Guinguettes et Lorettes, 1986
-1891, un journaliste, au sujet du Bal des Punaises : "Bouge dansant, [...] [où] se trouvait, derrière l'orchestre, un banc spécialement réservé aux femmes qu'une ivresse trop accentuée ou le manque absolu de chaussures empêchaient de prendre part au plaisir de la danse."